Le Monte-Plats de Harold Pinter (2005)

Deux hommes, Ben et Gus, dans une pièce en sous-sol, attendent.

Nous apprenons bientôt que ces deux individus, 2 tueurs à gages, sont là pour exécuter un contrat .

Mais cette attente qui se déroule sous nos yeux et qui dès le début de la pièce leur semble banale, se prolonge cette fois de manière anormale.

Face à Ben impassible, dévoué à la bonne application de sa tâche, Gus se révèle tourmenté.

Mais alors qu’ils sont à l’affût du moindre signe, un monte-plats se met brusquement en marche. Le temps qui passe va le pousser au doute et à interroger le sens de leur travail.

La machine jusqu’alors dissimulée sous une trappe, nous indique tout à coup que les deux tueurs se trouveraient dans le sous-sol d’un restaurant désaffecté.

 Et ce mécanisme, actionné par un protagoniste invisible, va « passer commande » :  ce sera le foie de veau, un potage du jour, la tarte confiture.

Le Contrat qui ne vient pas et l’irruption de ce dispositif inattendu vont mettre à fleur de peau les nerfs des deux co-équipiers.

Sûr de lui et persuadé que tout cela est prévu par l’Organisation, Ben se retranche dans ses certitudes.

Gus, lui,  stupéfait et bombardé de sentiments contradictoires, mêlant la peur à l’incompréhension, va perdre peu à peu son sang froid.

Les commandes affluent et les mets se compliquent : un macaroni pastitsio, un poulet aux Châtaignes d’eau, des haricots mange-touts…

Prisonniers d’une mécanique infernale, incapables à saisir le sens de tout cela, les deux hommes vont s’affronter jusqu’au dénouement final.

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