La Révérence – Création 2018

Mai 68 ! Cette date claque toujours comme le bouleversement d’une époque, moment où naissait cette nouvelle société dont nous vivons encore aujourd’hui les métamorphoses. À travers les revendications du droit à une autre manière d’apprendre, à la liberté de vivre et d’aimer sans entrave, l’évènement entérinait en même temps la société de loisirs et de consommation. Affrontements entre anciens et modernes, c’est aussi l’histoire des hommes que nous raconte cette époque d’il y a 50 ans.

Pour raconter cela nous avons choisi de plonger dans les arcanes du pouvoir, lors des 3 derniers jours du mois de mai 1968. En suivant le Général de Gaulle dans sa fuite secrète à Baden-Baden, la pièce va montrer comment le vieux chef, refusant la défaite, va dans un dernier coup d’éclat retourner la situation à son avantage. Victoire en trompe l’œil cependant puisqu’un un an plus tard il devra se retirer en plein milieu de son mandat de Président de la République.

À travers l’incarnation des autres personnages clés : Tante Yvonne, Massu, Pompidou (et d’un invité surprise !), à l’aide d’images d’hier et d’aujourd’hui comme celles de l’Amiral Flohic aide de camp du Général qui a témoigné spécialement pour cette création, la pièce tel le parcours tragique du « dernier Roi des Francs », posera les enjeux et les contradictions de la dernière convulsion révolutionnaire que la France ait connue.

« […] sur un plateau presque nu, la silhouette de François Cottrelle s’impose avec une vérité et une force remarquable. Le comédien impressionne par sa justesse, sa vérité avec ce qu’il faut de faiblesse et de doute, et sa faculté à restituer l’énergie et l’humour dont son modèle était capable. » Chris Bourgue  – Zibeline

Texte : Philippe Chuyen et José Lenzini
Mise en scène : Philippe Chuyen
Avec : Blanche Bataille, Philippe Chuyen, François Cottrelle, Morgan Defendente, Thierry Paul et l’aimable participation de l’amiral François Flohic
Costumes : Isabelle Denis, Corinne Ruiz Images : Patrick Barra
Lumière : Jean-Louis Alessandra, Michel Neyton Régie : Jean-Louis Alessandra, Claire Jullien
Diffusion : Carine Steullet

Résidences de création :  Bouc-Bel-Air – Les Terres Blanches, Châteauvallon – Scène nationale, Espace Comédia
Co-production : Bibliothèque de théâtre Armand Gatti – La Seyne-sur-Mer
Soutiens :  Conseil Départemental du Var, Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques (Fijad), Adami, Spedidam, Ina


Pour vos besoins de communication, merci de télécharger les visuels HD dans l’espace Pro.

Blanche Bataille – Comédienne

Née à Toulon en août 1956, elle devient comédienne en 1979 au Centre Dramatique Occitan dirigé par André Neyton. Là elle participe à une dizaine de créations dont La légende noire du Soldat O. Elle travaille aussi dans diverses compagnies professionnelles du Var et des Bouches du Rhône : Théâtre Jacques Prévert, Théâtre du Rocher, Compagnie César Gattegno, Compagnie André Mairal, L’Atelier du Possible, L’Éléphant Vert, Les Karnavires  et La Comédie Ballet.  Depuis 1997, avec son mari Alain Aparis, elle sillonne la France  avec leur compagnie Le Dit du Broussan. À ce jour, elle a participé à plus de 30 créations.

Philippe Chuyen – Comédien, Auteur, Metteur en scène

Il se passionne pour l’Art Dramatique depuis sa rencontre en 1989 avec Laure Fouilloux. Cette dame fut élève de Louis Jouvet et animait depuis 1965 l’atelier de la Licorne à Toulon. Il complète sa formation avec Jack Garfein à Paris autour des techniques de l’Actor’s Studio. La danse contemporaine, la voix au théâtre sont, dans le même temps, des disciplines qu’il pratique, notamment avec le Roy Hart Théâtre ou encore le danseur Dominique Dupuy et la danseuse Christiane Vergne. En 1995, Il obtient à Avignon le prix du coup de pouce au Off, pour son interprétation de  Comme la Pierre, un texte contemporain de Romain Weingarten qu’il joue à Paris et en province. En 1998, Il fonde dans le Var la Cie Artscénicum et à partir de 2001 crée ses propres spectacles. Les 8 créations qu’il écrit, adapte ou met en scène ont quasiment les mêmes dénominateurs communs : Histoire et Littérature du Sud. Recherche d’identité, de racines, exploration des sources profondes pour trouver de la matière au théâtre, sa terre est une porte d’entrée pour la scène.

François Cottrelle – Comédien

Après une formation de comédien à Paris dans le milieu des années 80, il s’installe dans la région de Marseille, où il travaille sur une quinzaine de spectacles avec différentes compagnies. En 1998, il tente une première expérience solo avec C’est à dire, de Christian Rullier. En 2003 pour le Théâtre National de Marseille – La Criée, il joue dans quatre mises-en-scène de Jean-Louis Benoit. Il travaille ensuite avec la compagnie Artefact, pour laquelle il tient le rôle principal de Alaska Forever. En 2016, il interprète le Roi dans Le Cas Blanche-Neige, de Howard Barker, mis en scène par Carole Errante. Il a souvent l’occasion de travailler comme acteur devant la caméra. Il aime aussi la lecture publique (romans, poesie, etc), ainsi que la transmission : plus de 10 ans d’enseignement auprès de classes Option Théâtre pour le compte du Théâtre National de Marseille – La Criée. En 2018, il joue son adaptation (solo théâtral) des Naufragés, d’après l’œuvre de Patrick Declerck, dans une mise en scène d’Emmanuel Meirieu (Création au CDN de Colmar + Festival des Nuits de Fourvière – Lyon).

Morgan Defendente – Comédien

En 2010, après un CAP de mécanicien automobile, Morgan pousse les portes du théâtre de La compagnie des Tragos et de leur festival à Cavalaire-sur-Mer. Il y fera une saison en tant qu’amateur avant d’intégrer le conservatoire de Toulon en COP (Première promotion CEPIT). Il y fera une année durant laquelle il préparera le concours de l’ERAC (ERACM École régionale d’acteurs de cannes et Marseille) qu’il réussira. Il intégrera l’ensemble 22 de 2012 à 2015. Depuis sa sortie de l’école en 2015, il continue d’apprendre de ses rencontres, forgées de celles du passé et avide de celles du futur.

Thierry Paul – Comédien

Il débute au theatre à la fin des années 80 à Toulon avec Laurent Ziveri (Cie UppercuThéâtre) puis avec Raphaël Djaïn en 1992 dans la Cie Théâtre Automne de Nîmes dans Esquisse déraisonnable d’après Peter Handke et La Maison des Artistes. Il travaille ensuite avec Yves. Borrini (Cie Le bruit des hommes) essentiellement sur les écritures contemporaines. En 1996, Il rencontre Philippe Minyana avec qui il travaillera à Bordeaux (Drames brefs 2) puis Noëlle Renaude et Frédéric Maragnani (Cie Travaux publics) pour l’intégrale de Ma Solange. À Toulouse, il travaille avec Jean-Jacques (Petit bois Cie). De retour à Toulon, il collabore sur plusieurs spectacles d’Artscénicum avec Philippe Chuyen (1851, La Banquet des Insurgés, La Mandragore, 1907 Batailles dans le Midi) puis André Neyton et le Centre Dramatique Occitan et de nouveau Laurent Ziveri. Pour le cinéma et la télévision tourne sous la direction de Philippe de Brocca, Laurent Jaoui, Pierre Boutron Philippe Venault, Éric Rochant, Christophe Barraud et Pierre Lary.

José Lenzini – Écrivain

Journaliste et écrivain né à en Algérie à Sétif en 1943. Il fut longtemps l’un des responsables de Var Matin et correspondant du Journal le Monde entre 1981 et 2003, mais aussi de la Tribune et de BFM TV. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, il a consacré une importante partie de son œuvre à son pays natal en s’intéressant à des figures marquantes de l’histoire de l’Algérie : L’Algérie de Camus, Les derniers jours d’Albert Camus et Mouloud Feraoun, un écrivain engagé aux éditions Actes-Sud. Il s’intéresse en outre à des figures ou des faits politiques marquants : Arreckx, sénateur et parrain ou encore Mai 68 Baden : la mort du gaullisme. Il dirige depuis 2016 la collection « Méditerranées » aux éditions de l’Aube où il fait paraitre en 2017 un livre d’entretiens croisés entre Boualem Sansal et Boris Cyrulnik, L’impossible paix en Méditerranée.